Les différentes étapes pour mener un diagnostic de communication pertinent
Voici une méthode structurée, issue de pratiques largement éprouvées dans le secteur associatif. Chaque étape s’appuie sur la co-construction impliquant bénévoles, salariés, partenaires, bénéficiaires… et, dès que possible, les publics “cibles”.
1. Définir les objectifs du diagnostic
- Clarifier le “pourquoi” : Améliorer la visibilité ? Renforcer la mobilisation ? Repenser la communication interne ?
- Fixer les questions à explorer (ex : comment augmenter la participation à nos ateliers ? Pourquoi nos campagnes ne touchent-elles pas les jeunes ?)
2. Identifier et segmenter ses publics
- Dresser la cartographie des publics : usagers, familles, voisins, élus, professionnels, médias locaux, relais sociaux…
- Construire des “personas” ou profils types : âge, habitudes, attentes, canaux privilégiés, freins (anonymisation et respect du RGPD impératifs)
3. Recueillir la perception, les attentes et usages de communication
- Entretiens individuels ou collectifs (bénévoles, bénéficiaires, partenaires, élus…)
- Questionnaires (papier ou en ligne, selon l’accessibilité numérique des publics), boîtes à idées lors d’événements, consultations participatives.
- Observation de terrain : quels lieux sont les plus fréquentés ? Quelles affiches sont lues ? Quelles radios sont écoutées ?
Astuce : Pour toucher des publics éloignés, privilégier la proximité (pharmacies, commerces, maisons France Services, associations d’aide…). La souplesse est la clé.
4. Diagnostiquer les outils et supports existants
- Faire l’inventaire : affiches, bulletins municipaux, flyers, page Facebook, site web, réunions, événements, démarche “porte-à-porte”…
- Mesurer la lisibilité : le ton, le langage et la forme sont-ils adaptés à notre public ?
- Analyser la perception : support apprécié, ignoré, rejeté ?
Exemple : Une association rurale a découvert, lors d’un diagnostic, que ses affiches étaient peu regardées car placées dans des lieux inadaptés (mairie peu fréquentée), alors que les panneaux à la boulangerie faisaient toute la différence.
5. Analyser la circulation de l’information et la collaboration
- Comment les informations circulent-elles, en interne et avec l’extérieur ?
- Quels sont les relais naturels (habitants engagés, commerçants, enseignants, élus, professionnels de santé, etc.) ?
- Existe-t-il des blocages, des redondances, des pertes en ligne ?
Impliquer différents profils dans l’analyse aide à lever les angles morts. Parfois, la rumeur locale ou le bouche-à-oreille est plus rapide qu’un site Internet bien référencé.
6. Dégager les points forts, faiblesses, opportunités et menaces : le SWOT associatif
Un tableau SWOT simple reste très utile pour formaliser la synthèse diagnostic :
| Forces |
Faiblesses |
Opportunités |
Menaces |
| Implantation locale forteRéseau de bénévoles engagés |
Manque de compétences numériquesVisibilité faible |
Partenariats avec commercesCouverture médiatique locale |
Érosion du bénévolatIsolement des publics |