Les dangers d’une communication maladroite ou infantilisante
Exprimer de l’attention, encourager ou rassurer n’excuse pas les maladresses linguistiques : certaines phrases, prononcées par habitude, peuvent être perçues comme méprisantes, dévalorisantes ou stigmatisantes. L’âgisme, cette forme de discrimination basée sur l’âge, s’immisce souvent dans le langage sans que l’on en ait conscience (source : OMS, 2021, campagne #CombattezlÂgisme). À la longue, les microagressions verbales nuisent à l’estime de soi, entravent le maintien de l’autonomie, et banalisent la dépendance.
Construire une relation de confiance, reconnaître l’histoire de chaque résident et respecter sa place d’adulte, voilà les objectifs à viser : cela débute par des mots justes, adaptés à chaque situation, et une vigilance collective au sein des équipes.